Christophe Abadie: C’est ce degré de figuration qui m’intéresse
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Émeute n°8 (détail), 2009 |
Une large porte cochère bleue, rue de Charenton à Paris. Sitôt franchie, nous voici dans une belle petite cour pavée avec un atelier d’artiste au rez-de-chaussée à droite. Pas de doute, nous sommes arrivés chez Christophe Abadie. Mince, le cheveu dru et noir coupé court, l’oeil sombre, il nous accueille chaleureusement. L’intérieur sent bon la peinture, les vernis ou autres diluants, ce sont des odeurs qui nous accompagnent depuis plus de dix ans et elles agissent toujours comme une source d’excitation. Venir à la rencontre d’un artiste est toujours un moment de joie et de grande curiosité intellectuelle. “L’atelier est l’ancienne salle de réunion d’une étude d’huissiers ! Mais, j’en ai chassé les mauvaises vibrations depuis longtemps”, explique l’artiste en riant. Son parcours a débuté par les aléas du premier choc pétrolier qui mit en difficulté l’entreprise familiale en 1974. “Ce fut un rude coup pour mes parents mais je n’avais que dix ans et je ne garde que peu de souvenirs de cette période. Je suis allé chez les pères jésuites pour mes études avec une idée qui prit corps peu à peu… Retrouvez la suite de cet article dans AZART Peinture N°54 |
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