DENIS CASTELLAS
Souvent, les commentateurs distinguent avec netteté deux grands chapitres dans l’œuvre de Denis Castellas (né en 1951) : l’installation conceptuelle, jusque la fin des années 1990 ; la rupture de la peinture figurative ensuite. Pourtant, malgré le changement de médium se poursuit sans relâche une quête du surgissement de la pensée et de ses fulgurances mémorielles, quête entamée en marge des modes et des principaux courants de l’art actuel. Avec la même plasticité que le cortex, la peinture de Castellas embrasse fragments, traces, réminiscences, visions, pour mieux se métamorphoser, dans une acception résolument mélancolique de l’effacement et de sa nostalgie. Demeurent ainsi des hommes étêtés, des jambes coupées, des enfants boudeurs, des chevaux - tant de chevaux -, des clins d’œil à l’Histoire, à l’art ou à la littérature, des avions crashés, Mickey, des portraits d’anonymes et de personnages célèbres.
Galerie Bernard Ceysson