Juan Porrero

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Juan Porrero : Toute la puissance sensorielle de la peinture

La peinture de Juan Porrero aux accents goyesques, toute en puissance, perpétue une longue tradition baroque. La matière y est omniprésente et les sujets souvent empreints de gravité. Un beau travail que nous vous présentons avec un plaisir non dissimulé. Par Gérard Gamand

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Deadline (Chaman), 2010
Huile sur toile, 160 x 180 cm

Il y a du Paco Ibáñez chez cet homme. Engagement et rébellion compris. Le regard sombre sous des sourcils drus, le cheveu noir, la chemise, sans col, noire évidemment. On sent tout de suite la sensibilité à fleur de peau de l’écorché. Sa voix est, paradoxalement, étonnamment douce et calme lorsqu’il parle de Santander sa ville natale sur la côte Cantabrique au nord de l’Espagne, ville de plaisance de la bourgeoisie castillane, entre mer et montagne. Issu d’une famille d’intel - lectuels (père Professeur d’anatomie et mère Psychiatre) il connut une enfance bercée par les visites de musées et autres lieux culturels. Comprenant son attirance pour le dessin et la peinture ses parents encouragèrent ses dons et il put fréquenter rapidement les meilleurs ateliers de peintres espagnols établis. Il se dirigea donc tout naturellement, le moment venu, vers les Beaux-Arts de Salamanque. Là il va rencontrer deux professeurs, excellents peintres, mais aussi formidables pédagogues : Rafael Carralero et Julio Martin. Ils lui communiqueront toute la joie de l’exercice pictural. “J’ai eu beaucoup de chance de les rencontrer”, précise-t-il sobrement...

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Dans AZART N°52 az52-couv

 

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